Commune de Vouécourt - Haute-Marne - France

Petite promenade à pied


dans Vouécourt (1 h à 1 h 30)




Départ du camping devant la salle de réunion



Le pont de la Marne : pont en pierre de 50 mètres, construit en 1835 par la Commune.

Les ouvrages précédents, établis en bois, étaient régulièrement emportés par les crues de la Marne. Ses 5 arches sont largement dimensionnées. Un détail : sous l’arche côté camping, on voit 3 trous, creusés par l’armée française en 1940 afin de miner l’ouvrage en vue d’empêcher l’invasion allemande.Ce pont a été élargi de deux trottoirs dans les années 60.



Le pont du camping : c’est un pont de décharge permettant d’évacuer les eaux furieuses de la rivière. En été, on passe dessous pour rejoindre le terrain de boules et la place aménagée en 2011. Il date de 1843.



En sortant du camping



La mairie de style philippard date de 1837. C’est une mairie-école. Elle a remplacé l’ancienne

maison commune. Vaste bâtiment sur 3 niveaux et composé de 3 éléments. De chaque côté, une «école » et le logement de l’enseignant avec les filles d’un côté et les garçons de l’autre. La cour de récréation se situait devant.


Au centre, la mairie, à l’origine constituée d’une salle des pas perdus et de la salle de réunion. Des travaux effectués en 1995 ont permis d’avoir davantage d’espace.Les greniers étaient totalement inoccupés. Dans la partie ouest, l’Agence Postale Communale est au rez-de-chaussée et une salle de classe, à l’étage, a été créée en 2003. Au sous-sol, un four à pain et des caves étaient attribués à chaque logement.



Derrière la mairie, La cour d’école




Depuis cette cour, on est impressionné par la taille de ce bâtiment. Le centre du sous-sol est

occasionnellement une buvette, dont la fraîcheur est bienvenue les jours de fête. A droite, la chaufferie et, à

gauche, les toilettes publiques, réalisées en 2010.


Toujours dans cette cour, on voit le préau, ancien lavoir datant de 1790 environ. Il était alimenté par des

sources captées à l’ouest vers le puits. Il tarissait en été et se trouvait souvent inondé en hiver. Les travaux

de 2011 mettent en valeur sa charpente.


A quelques mètres, un pont en pierre de 1843, second pont de décharge à deux arches. En janvier

2001 et en mai 2013, l’eau atteignait le sommet des voûtes.



Retour vers le pont de la Marne


A droite, l’église saint-Hilaire. Construite à partir du XVIème siècle, elle a une particularité assez rare : elle

n’est pas orientée à l’est (vers Jérusalem) mais au sud-est, puisqu’elle suit le lit de la rivière. A l’intérieur, des fonts baptismaux en fonte du XVIème siècle et un Saint-Vincent, patron des vignerons, du XVIIème.


Un maître verrier néerlandais a refait les vitraux du transept. Il a aussi créé différentes œuvres dont une, reprend la forme de la chaire, supprimée récemment, le couvercle des fonts baptismaux en pierre et, visible en sortant, une rosace, réplique de celle se trouvant cachée par la poutraison de l’entrée.



Passons le pont de la Marne, nous arrivons à la fontaine.


C’est une fontaine-lavoir construite en 1862. Un panneau explicatif se trouve à l’entrée à gauche. En contrebas, sur la culée du pont, on voit une plaque de fonte indiquant le niveau atteint par les eaux de la Marne en janvier 1910.



En face du lavoir, la place des Auges, la bien nommée puisque, les bêtes venant boire dans le bassin de puisage réservé à la consommation humaine, la commune a fait établir une dérivation de la conduite d’eau et installé des auges destinées aux bestiaux.


L’écluse n° 34 a nécessité la démolition de plusieurs maisons à la construction du canal De la Marne à la Saône

vers 1882. Celui-ci vient de changer de nom, c’est désormais le canal Entre Champagne et Bourgogne. L’ouvrage d’art a été reconstruit en 1999 et de nouveaux travaux viennent de se terminer avec l’automatisation.


De format Freycinet, les péniches mesurent 38,50 m de long et 5,05 m de large. Le canal connaît un trafic réduit sur les marchandises, la plaisance semblant se développer nettement.


Le pont du canal date de 1953, l’ancien ouvrage ayant été détruit par l’armée allemande en septembre 1944.

En suivant le chemin de halage vers l’aval, à une centaine de mètres, on voit la prise d’eau dont le rôle est de

maintenir le canal à niveau.



Sur ce même chemin, à 500 m au nord-ouest,


le Pont Isolé, ouvrage métallique, détruit lui aussi en septembre 1944, et restauré

avec la moitié qui était restée intacte, l’autre partie provenant d’un pont identique situé en amont de l’écluse de

Grandvau et jamais reconstruit.




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